Chisinau est une capitale à taille humaine, compacte et très verte. La vie y est nettement moins chère qu'en Europe occidentale, ce qui compense en partie des revenus modestes, le salaire net moyen du pays tournant autour de 755 dollars par mois mi-2026. Un appartement d'une chambre se louait alors environ 590 dollars en centre-ville et 370 dollars en périphérie, hors charges. La contrepartie tient à l'état inégal du bâti, car les immeubles soviétiques dominent les quartiers périphériques et les rénovations avancent par à-coups.
Le suivi de la qualité de l'air repose sur un réseau restreint, ce qui rend les moyennes fragiles. Les relevés font apparaître des niveaux modérés dans le centre et des valeurs plus élevées en bordure de la municipalité, ce qui traduit des sources de pollution très localisées. À l'échelle nationale, les autorités citent parmi leurs priorités les dépôts de déchets sauvages et l'insuffisance des réseaux d'assainissement. Les parcs de la ville restent l'atout le plus tangible.
Le niveau de délinquance est bas selon les autorités françaises, mais des vols surviennent dans les lieux très fréquentés comme les marchés et les transports. Les précautions habituelles suffisent, en laissant les objets de valeur à l'hôtel et en n'utilisant que des taxis officiels ou commandés par application.
Le vrai risque quotidien est routier, car la conduite nerveuse, les chaussées dégradées et l'éclairage insuffisant provoquent de nombreux accidents. La Transnistrie fait l'objet d'une recommandation d'éviter les déplacements non essentiels.
L'enseignement public reste gratuit. Sept lycées du pays, dont un à Chisinau, proposent des classes bilingues francophones où quatre disciplines scientifiques sont enseignées en français. L'Alliance française complète l'offre avec les certifications DELF et DALF.
La santé repose sur une assurance maladie obligatoire gérée par la CNAM, financée à parts égales par le salarié et l'employeur. Les assurés bénéficient gratuitement des soins primaires, des urgences et de l'hospitalisation. L'hôpital clinique républicain Timofei Moșneaga est l'établissement de référence, mais les expatriés préfèrent les cliniques privées, mieux équipées et plus rapides.
L'administration s'est largement numérisée, avec un portail national de services publics et des déclarations en ligne. L'installation passe par l'enregistrement de l'adresse sous 3 jours et l'obtention du numéro d'identification personnel IDNP. L'impôt sur le revenu et l'impôt sur les sociétés sont fixés à 12 % et la TVA à 20 %.
Le réseau de trolleybus et d'autobus dessert l'ensemble de la ville pour 7 lei le trajet en 2026, et l'abonnement mensuel tout public coûte 273 lei. Une application municipale permet de suivre les véhicules en temps réel. Les taxis restent bon marché et complètent utilement le réseau le soir.