Deux statuts couvrent la plupart des projets. La societate cu raspundere limitata (SRL) correspond à la SARL française, avec une personnalité morale distincte et une responsabilité limitée aux apports. L'intreprinzator individual s'ouvre plus vite mais engage sans limite le patrimoine personnel. Un fondateur étranger choisit le plus souvent la SRL. Aucun capital social minimum n'est imposé et les associés fixent librement le montant déclaré.
L'Agentia Servicii Publice tient le registre des personnes morales et attribue le numéro d'identification IDNO. La procédure standard aboutit en 24 heures ouvrées et coûte environ 1 150 lei pour une société, 365 lei pour un entrepreneur individuel. Une procédure d'urgence en 4 heures existe, facturée 4 fois plus cher. Le guichet demande plusieurs variantes de dénomination, l'adresse du siège, la répartition des parts et les codes d'activité.
Il faut ensuite ouvrir un compte bancaire, y verser le capital déclaré, obtenir une signature électronique et se déclarer auprès du Service fiscal d'État et du Bureau national de statistique. Le cachet n'est plus obligatoire mais certains partenaires le réclament encore. Un non-résident peut faire immatriculer sa société à distance au moyen d'une procuration notariée et apostillée, mais la banque exige en général une signature en personne à Chisinau.
L'impôt sur les bénéfices s'élève à 12 %. Les petites structures non assujetties à la TVA peuvent opter pour un prélèvement de 4 % sur le chiffre d'affaires. La TVA est de 20 %, avec un taux réduit de 8 % sur le pain, le lait, les médicaments et la restauration, et un taux nul à l'exportation. Sur les salaires, l'employeur privé verse 24 % du brut au fonds social, tandis que le salarié supporte 9 % d'assurance maladie et 12 % d'impôt sur le revenu. Le salaire brut moyen à Chisinau avoisine 18 700 lei par mois.
Les entreprises du numérique peuvent adhérer au Moldova Innovation Technology Park, qui est virtuel et n'impose aucun local particulier. Ses résidents acquittent une taxe unique de 7 % du chiffre d'affaires, qui remplace l'impôt sur les bénéfices, l'impôt sur le revenu des salariés et les cotisations sociales. Le parc regroupe environ 2 700 sociétés et 25 000 emplois.
L'Organisation pour le développement de l'entrepreneuriat gère les principaux dispositifs de soutien, dont un programme pour les PME, un autre pour les créatrices d'entreprise, un troisième pour les start-up technologiques et un fonds de garantie des crédits. La ville dispose d'une zone économique libre et de plusieurs parcs industriels. Le poste frontière de Leuseni se trouve à 78 kilomètres.